Halte au Front National

La montée de l’extrême droite en Europe est une réalité qui nous concerne tous. Fruit à la fois d’un désespoir global face à une crise économique sans précédent, et d’une manipulation médiatique orchestrée par la bourgeoisie, les organisations fascistes tentent d’accéder au pouvoir, non sans mauvais résultat. N’oublions pas l’Histoire : après la crise de 29, Mussolini en Italie et Hitler en Allemagne prennent la tête de l’Etat, avec les conséquences que l’on connaît. Or, à l’issue du premier tour des élections régionales de mars 2010, le journal Le Monde titrait : « succès de la gauche, sursaut du FN ». Dans notre région, le FN obtenait 14%. L’abstention, elle, grimpait à 57%.

Quelles causes ? Quelles logiques ?

De toute évidence, l’abstention et le vote d’extrême droite sont voulus. La stratégie ? On désinforme le peuple et on le dégoute du monde politique. Qu’un citoyen sur deux n’aille pas voter, que le racisme et le rejet de l’autre soit cultivé, cela ne peut que renforcer l’individualisme grandissant et la concurrence entre nous tous. Cela ne peut que freiner le développement des solidarités et empêcher les luttes populaires, dans des périodes d’austérité pour les peuples, de triompher. Cela ne peut que bénéficier au système en place et aux détenteurs du pouvoir, à savoir le capitalisme et ses grands actionnaires. Marine Le Pen était invité déjà le 07 Avril 2010 chez Guillaume Durand à 22h10 sur une chaîne publique. Plus récemment, le Congrès de son parti était surmédiatisé. La Tribune Le Progrès faisait sa une avec l’équipe du FN qui partait en campagne pour les prochaines cantonales dans la Loire. Mais quand la presse bourgeoise, les médias de masse, vont-t-ils s’arrêter ?

L’Occident en guerre contre le monde arabe ?

Ou les capitalistes à la recherche de nouveaux marchés juteux ?

Tout comme la pauvreté, si le racisme est toujours présent c’est parce qu’il n’a jamais était combattu par le capitalisme : il le maintient et s’en nourrit.

Inversement, c’est parce qu’elle diffuse en permanence l’idéologie capitaliste que notre société est raciste. Le système étant fondé sur des rapports d’exploitation et de « chacun pour soi », le partage, le travail en commun, la solidarité sont des notions marginales.

Anti-FN1
NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE !

FACE A LA DROITE ARROGANTE ET RACISTE,
JE M’ORGANISE !

LORS DES PROCHAINES ELECTIONS CANTONALES,

UN SEUL VOTE UTILE : LE VOTE COMMUNISTE !

Anti-FN2

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Dimitri, retour de Grèce

Grèce

Pour ne pas répéter ce que l’on sait déjà sur les raisons et le processus économique qui ont amené la « crise » en Grèce je vais me contenter de donner mon point de vue sur la situation que nous vivons au quotidien.

Avant toute explication il est important de retenir une chose, à mon sens primordiale, dans l’analyse de la situation. Les mesures engagées par le gouvernement semblent avoir été programmées bien avant l’intervention du FMI en Grèce, dans l’attente simplement d’un prétexte pour les enclencher. Le simple déroulement des faits donne toutes les raisons de penser qu’un plan avait été préparé et établi depuis plusieurs années, depuis le traité de Lisbonne, voire depuis Maastricht. Les élections anticipées d’octobre dernier apparaissent ainsi comme une simple étape d’un processus pré-établi. Le changement de gouvernement fut dans les faits une passation de pouvoir, du parti Nea-Democratia aux socios-démocrates du PASOK. Tout mène à penser que la classe bourgeoise dirigeante a organisé la prise de pouvoir du PASOK dans un seul et unique but : faire croire au peuple que les mesures prises sont « sociales », du fait qu’elles sont mises en place par un gouvernement « de gauche ».
La Grèce est un des seuls pays d’Europe qui a réussi à limiter la casse de ses acquis sociaux lors des dernières décennies. Ces effets d’annonces qui terrifient le peuple Grec sont une aubaine pour la bourgeoisie, qui s’en sert à présent pour manipuler le peuple Grec et lui faire accepter les pires réformes.

Comment la politique d’austérité nuît directement aux travailleurs :

Le système des salaires en Grèce est très différent du système Français. Environ un tiers du salaire d’un travailleur se compose de primes : primes de Noël, de Pâques, de déplacements, de travail de nuit, treizième ou quatorzième mois, et toutes sortes de petites primes parfois assez insignifiantes. Aujourd’hui, ces primes sont supprimées, et ce depuis plusieurs mois déjà. Une infirmière touchant 900 euros par mois, par exemple, ne touche désormais plus que 680 euros. Un architecte fonctionnaire, touchant 18000 euros sur l’année, perd 6000 euros de primes, soit environ trois mois de salaire.
La situation est catastrophique dans les organismes culturels et associatifs. Les subventions arrivent au compte goutte : pour les établissements les plus instables financièrement, aucune aide ne parvient depuis janvier, et aucun salarié n’a été payé depuis. Les recours prud’homaux sont vains vu le nombre de dossiers en attente de traitement.
Le secteur privé subit également ; les entreprises voient leurs cahiers de commandes se vider, ce qui engendre retards de paiements ou non paiements des salariés, chômage partiel ou licenciements, coupures des primes et compléments de salaires.
Il faut ajouter à ce climat la hausse de la TVA, qui passe désormais à 23% sur le tabac, l’alcool et l’essence (1€82 le litre de sans plomb le vendredi 14 mai, par exemple), le rallongement de la durée des cotisations retraites, la casse du service de sécurité sociale, les licenciements qui commencent à se multiplier et la démolition du code du travail. Si la situation en reste là, le peuple Grec va mourir en payant leur crise.

Pour se donner une idée de la gravité de la situation, il convient de préciser que le coût de la vie en Grèce, depuis le passage à l’euro, avoisine désormais celui de la France. Les factures et loyers demeurent de plus en plus souvent impayés, les prêts bancaires ne sont plus forcément remboursés. Le scepticisme des jeunes pour l’avenir est terrible. Beaucoup espèrent pouvoir partir travailler à l’étranger, sans grandes illusions cependant.

En réduisant les causes de la crise économique à une question de gestion du système, le gouvernement nie ou dissimule la véritable raison : le capitalisme lui-même.

Le premier Ministre Grec Yorgos Papandreou multiplie les appels à « l’union sacrée » mais comment unir les travailleurs qui paient la crise aux capitalistes qui en profitent? Chaque jour le mouvement se renforce. Beaucoup de camarades perdent leur emploi au simple motif qu’ils participent au mouvement de grève (dans cette situation de panique le respect du code du travail est apparemment un terme oublié), mais les communistes se doivent d’être des modèles de combativité : les solutions à la crise existent.
La crainte que nous pouvons avoir est que les peuples d’Europe croient en la propagande capitaliste et que les travailleurs s’accusent entre eux. J’ai ainsi pu assister à certaines discussions préoccupantes, où une mère de famille par exemple accusait l’institutrice de son enfant d’avoir un salaire beaucoup trop élevé, et de participer ainsi à la dette de l’Etat. Pire encore : un jeune employé affirmant que la crise est due au « vol » des emplois par les immigrés qui acceptent de travailler pour des salaires moitié moindre dans un pays ou le travail au noir est plus que courant. Notre rôle en tant que communistes Européens est de faire comprendre au peuple que les responsables de la crise sont les capitalistes, que ce n’est pas à nous de payer leur crise et qu’une alternative à ce système est possible.

Depuis plusieurs mois déjà les grèves s’organisent et le mouvement prend de l’ampleur chaque jour.

Les médias grecs diffusent les scènes de violences comme l’incendie d’une agence de la Marfin banque (trois employés de banque sont tragiquement décédés dans l’incendie, alors même que le responsable de l’agence était pertinemment conscient du caractère potentiellement dangereux de la manifestation, mais avait préféré simplement baisser les rideaux de l’agence, laissant ses employés travailler pendant le passage du cortège des autonomes), stratégie visant évidemment à dissuader les manifestants de participer aux rassemblements, et donc à faire l’impasse sur les revendications populaires.
Ce samedi une grande manifestation nationale à été organisé par le Parti Communiste Grec (KKE) à Athènes. Une manifestation qui fut une démonstration de force du PC grec dont la Première Secrétaire Aleka Papariga a affirmé que les communistes sont prêts à riposter à toutes les attaques à l’encontre du peuple. Un rassemblement qui se voulait internationaliste avec l’accueil de délégations communistes venues de nombreux pays. L’idée d’une action Européenne d’ampleur contre les plans d’austérité imposés par l’Union Européenne et le FMI commence à se préciser.

KKE

Cette année universitaire passée en Grèce me permet d’affirmer que la force révolutionnaire de résistance la plus à même de mener le peuple Grec au combat est le KKE, force politique puissante et très organisée qui a toujours eu -contrairement au Synaspismos signataire de Maastrish- une politique claire, jamais influencée par la social-démocratie.
Sachez également que le peuple grec est très sensible à nos manifestations de soutien en France: il est indispensable de montrer notre solidarité et notre compassion face à l’injustice qu’il subit. La résistance Grecque se doit d’être victorieuse si elle veut donner l’espoir aux peuples d’Europe. Nous vivons aujourd’hui un tournant historique, c’est a notre génération de relever le défi qui se pose a nous. D’ici là, bonne lutte ! Hasta siempre !

Dimitri

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La révolution en Islande?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur « Google »: bref, le black-out total.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire.

Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population. Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Source: www.parisseveille.com

Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de la crise de 2008. Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées. Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler. Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par la foule. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression. Les insurgés, néanmoins pacifiques, n’usaientt que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.

Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants. Parmi les informations glanées, une image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.

Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes. Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective. On aimerait assurément en savoir plus sur ce cas islandais… Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. L’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre. Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants. Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif. Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État…

Source : truks en vracs ; CADTM

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Grande Bretagne et Irlande

GB

Au mois de novembre, plusieurs manifestations contre les plans d’austérité se sont déroulées en Grande-Bretagne et en Irlande. La conséquence des mesures annoncées, c’est de faire payer par les citoyens les pertes provoquées par les spéculateurs et par la politique des gouvernements.

Face aux mesures gouvernementales visant à augmenter les frais d’inscriptions d’ici 2012, des milliers d’étudiants se sont réunis dans les rues de Londres, pour contester cette mesure. Première cible des manifestants, les libéraux démocrates, menés par le vice-premier ministre Nick Clegg, qui s’était engagé à ne rien augmenter. En Grande-Bretagne, c’est en juin que le ministre des Finances, George Osborne, avait dévoilé son projet visant à diminuer le déficit budgétaire en cinq ans. Parmi les mesures d’austérité figure la hausse des droits d’inscriptions à l’université.
Phénomène rare en Angleterre, des milliers d’étudiants ont tenu à exprimer leur colère face à une politique de rigueur, creusant encore plus les inégalités. La loi sera présentée dans quelques jours au Parlement, d’ici là les étudiants ont promis de se faire entendre.

Les étudiants payent les erreurs des banques :
Même pas salariés, les étudiants vont devoir endosser la responsabilité d’un système défaillant. La crise économique et financière internationale a eu un impact conséquent au Royaume-Uni, conduisant le nouveau gouvernement de David Cameron, à lancer une série de mesures.
Les étudiants devront faire face à une hausse des frais d’inscription à l’université dans la totalité des établissements du pays. De plus, les dirigeants de certaines facultés seront libres de multiplier par 3 les frais d’entrée. Les montants pourront être fixés à 6.000 livres maximum, soit 7.000 euros l’année. Dans certains cas exceptionnels, stipule le projet de loi, les facultés auront le droit de taxer les étudiants à hauteur de 9.000 livres, soit plus de 10.000 euros.


Leurs voisins Irlandais également dans les rues

Irlande
[ Les manifestants se sont réunis devant le bâtiment central de la Poste à Dublin]

Plus de 100.000 personnes ont manifesté, samedi 27 novembre à Dublin, contre le programme d’austérité annoncé par le gouvernement de Brian Cowen. « Les Irlandais ont accueilli, furieux, le plan de sauvetage de l’UE et du FMI, finalisé hier à Bruxelles », a expliqué Pierre Barbancey, journaliste à “L’Humanité”.
La tension monte entre les forces de l’ordre et les manifestants. Ces derniers refusent le nouveau plan qui prévoit, d’ici à 2014, 15 milliards d’euros d’économies budgétaires et de hausses d’impôts, soit près de 10% du produit intérieur brut (PIB). De plus, les allocations de chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, qui devrait connaître une baisse de 12%.
Face à ces mesures draconiennes, le gouvernement va également supprimer 25.000 emplois publics. Les manifestants se sont dits prêts à se mobiliser, « on ne sait pas ce qui va se passer mais une chose est certaine, on va avoir des problèmes, rien qu’à cause des prêts que chacun a pu contracter pour acheter un logement ou une voiture », a déploré un manifestant.

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Espagne et Portugal

En Espagne …

Espagne

“Succès démocratique” pour les syndicats, mouvement disparate pour le gouvernement… Une grève générale et des centaines de manifestations ont rassemblé les Espagnols mobilisés contre la réforme gouvernementale du marché du travail. Des manifestations rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes ont clôturé le 28 septembre une journée de grève générale – la première en huit ans, mais aussi la première de “l’ère Zapatero” – qui n’a pas paralysé le pays. À l’appel des deux principaux syndicats, les Commissions ouvrières (CCOO) et l’UGT, les Espagnols ont dénoncé la réforme controversée du marché de travail.

En fin de journée, des cortèges importants se sont mis en marche à Madrid et Barcelone, les principales villes du pays. Au total, une centaine de défilés ont été organisés. Plusieurs affrontements entre jeunes et forces de l’ordre ont éclaté, notamment à Barcelone, alors qu’une soixantaine de personnes ont été interpellées dans le pays. “L’atmosphère à Madrid est tendue depuis ce matin, expliquait également Adeline Percept en fin de journée. Des cordons de policiers sont déployés dans toute la ville. Des piquets de grève, essentiellement composés de jeunes précaires et pas forcément de syndicalistes, ont tenté d’empêcher des gens d’aller au travail ou de faire fermer les commerces qui restaient ouverts. Ils étaient suivis par la police, et on a senti la tension monter à mesure que la journée s’écoulait.”

… Mais aussi au Portugal, la révolte gronde !

Portugal

Des milliers de fonctionnaires et salariés du privé se sont rassemblés à Lisbonne, samedi 29 mai, pour participer à une grande manifestation nationale contre les mesures d’austérité annoncées par le gouvernement pour redresser les finances publiques. Fonctionnaires et salariés du privé, venus de différentes régions dans des dizaines de cars, se sont rassemblés en début d’après-midi dans plusieurs points de la capitale avant de défiler ensemble sur la principale artère de Lisbonne.

Les manifestants s’opposent en effet à la cure de rigueur du gouvernement socialiste qui, après avoir annoncé en février un premier programme d’austérité basé essentiellement sur une réduction des dépenses, a présenté en mai de nouvelles mesures dont une hausse généralisée des impôts, la baisse des aides sociales ou encore le gel des embauches des fonctionnaires. “Nous ne voulons pas que la société portugaise tombe dans l’indifférence et se résigne”, a déclaré à l’AFP Manuel Carvalho da Silva, secrétaire général de la CGTP, la principale confédération syndicale, qui a appelé à cette journée d’action. “Nous voulons que les mesures exceptionnelles, telles que la hausse de la TVA ou des impôts sur les revenus des ménages, soient associées à un calendrier et qu’elles s’inscrivent dans une stratégie à long terme”, a-t-il également annoncé. Les mesures d’austérité doivent permettre d’accélérer l’assainissement des finances publiques face au risque d’une contagion de la crise grecque et à l’explosion des taux d’intérêts de la dette, explique le gouvernement portugais qui s’est engagé à ramener son déficit de 9,4% du PIB en 2009 à 4,6% dès 2011 et sous les 3% préconisés par Bruxelles en 2013.

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La France défend ses retraites

Et non, nous n’avons pas oublié la fabuleuse mobilisation qui a eu lieu dans notre pays cet automne; une mobilisation qui fut historique, où toutes les générations confondues étaient mobilisées contre une réforme injuste et face un gouvernement plus que sourd… Nous avons décidé de poster un article de l’Huma’, qui explique le déroulement de la journée de mobilisation du 28 octobre, qui fut l’une des mieux suivies… Petit retour nostalgique sur ce combat malheureusement perdu non parce que la mobilisation n’était pas suffisante, mais parce que nous étions face à un gouvernement “autiste” campé sur ses positions et prêt à user de la répression la plus sévère pour ne pas en changer!

En direct de la journée de mobilisation. Cette nouvelle journée de grèves et de manifestations (270) contre la réforme des retraites, septième depuis la rentrée, qui survient au lendemain de l’adoption définitive du texte par le Parlement a rassemblé 2 millions de personnes dans les rues de France. Si les syndicats admettent une mobilisation inférieure, mais toujours importante, l’un des messages “essentiels” était de “s’adresser au président de la République pour lui demander de ne pas promulguer cette loi“, a affirmé le numéro un de la CGT Bernard Thibault. De son côté François Chérèque de la CFDT appelle lui aussi le président à “attendre” avant de promulguer la loi et d’ouvrir le débat”.
“On est là pour garder le feu sous la casserole”, explique une manifestante, ancienne fonctionnaire elle aussi venue manifester “pour ceux qui ne peuvent pas se le permettre” pour des raisons financières.
“Peut-être que moins de gens battent le pavé mais la majorité immergée est contre cette réforme”, assure ce délégué syndical dans la métallurgie. Pour lui, “il y a une chance que la loi soit retirée”, comme le contrat première embauche (CPE) en 2006.

16h30. La CGT annonce la présence de 170.000 manifestants à Paris.

16h40. Quelques chiffres : Agen 4 500, Angers 6 000, Angoulême 15 000, Arles 15 000, Auray 160, Bayonne 11 400, Caen 25 000, Calais 2 000, Colmar 1 200, Cholet 2 200, Digne 1 500, Grenoble 50 000, Guingamp 3 000, Lannion 6 000, Le Mans, Lens 2 500, 35 000, Lorient 15 000, Manosque 1 200, Morlaix 4 500, Nice 6 000, Pau 14 000, Pontivy 1 200, Rennes 9 500, Quimper 6 000, Quimperlé 2 500, Saint-Denis de La Réunion, Saint-Lô 2 500, 4 000, Tarbes 25 000, Valenciennes 2 500, Vannes 4 500.

16h10. 6 000 personnes dans les rues de la Réunion selon les syndicats.

15h45. Á Aurillac, le mouvement ne faiblit pas !

15h00. Les Molex en tête du cortège toulousain. Une centaine d’ouvriers de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont symboliquement défilé à Toulouse en tête du cortège. Ces anciens salariés français de l’équipementier automobile américain entendaient plus que jamais dénoncer la fermeture de leur usine au printemps dernier pour “raisons économiques” alors que la société vient d’annoncer des bénéfices supérieurs à 75 millions d’euros, en hausse de 33% sur un an. Malgré le soutien officiel du gouvernement français, ces salariés ont appris la semaine dernière le refus de Molex de respecter les conditions du plan social entamé en septembre.
Saint-Étienne : la manifestation du 19 octobre sans casse

14h40. Forte mobilisation en Bretagne.

14h25. La mobilisation gagne les rues de Mamoudzou à Mayotte.

14h15. Bordeaux : 50 000 manifestants.

13h55. La secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, a estimé que les syndicats avaient “toute légitimité en tant qu’organisations syndicales à continuer la bagarre sur les retraites”, ajoutant qu’il fallait “corriger la loi”. Et pour Bernard Van Crayenest de la CFE-CGC : “la page n’est pas tournée”.

13h40. Selon Bernard Thibault : la mobilisation est “inférieure” mais “de grande ampleur”. Le secrétaire général de la CGT, a déclaré que la mobilisation était “inférieure” aux précédentes journées mais toujours de “grande ampleur” et “impressionnante” compte tenu du vote de la loi. Il a ajouté que “ce qui est impressionnant, c’est que s’est sans doute la première fois qu’au lendemain du vote d’une loi, nous ayons des manifestations d’aussi grande ampleur” et “avec un soutien aussi populaire”.
CGT

13h30. 150 000 manifestants dans les rues de Marseille…

13h00. Amiens se mobilise.

12h45. Selon la CGT, il y avait : 11 000 manifestants à Angers, 40 000 à Rouen, 25 000 à Tarbes, 32 000 à Limoges, 16 000 à Alès, 6 000 à Béziers, 18 000 à Orléans, 3 000 à Roanne 45 000 au Havre, 3 000 à Laval.

12h30. 120 000 manifestants à Toulouse, 32 000 à Lyon.

12h00. Plus d’un millier de manifestants à Sète.
CGT Sète

11h45. Bercy dans le noir. Les ministères de l’Economie et du Budget, ont subi jeudi une coupure d’électricité d’une heure sur le site de Bercy , vont porter plainte pour “acte de malveillance”, a annoncé un porte-parole, soulignant la concomitance avec la nouvelle journée de grèves.

11h30. La CGT-Energie annonce une baisse de production de 6 250 MW. La CGT-Energie a annoncé jeudi matin que des salariés grévistes d’EDF avaient entamé dès mercredi soir des baisses de production de l’ordre de 6 250 megawatt (MW).

Concernant le gaz, «les deux terminaux méthaniers de Fos sont toujours indisponibles», a ajouté le syndicat. «Nul doute, que sous les formes qu’ils décideront, les salariés continueront à se mobiliser contre le projet de loi sur les retraites. Sur beaucoup de sites, la poursuite est déjà organisée», affirme la CGT-Energie.

10h00. Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, a affirmé jeudi que la “page de la mobilisation sur les retraites n’était pas tournée”. Elle a assuré que “la mobilisation perdure”, citant “tout ce qui se passe au quotidien” notamment dans les “collectifs unitaires”. “Si le président de la République et le gouvernement pensent en avoir fini avec la mobilisation, ils se trompent”, a-t-elle averti.

8h45. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a affirmé qu’il attendait “plusieurs millions” de personnes dans les rues pour la nouvelle journée d’action. Rappelant que “270 manifestations” étaient programmées aujourd’hui, “c’est à dire le plus haut niveau que ce qu’on a fait jusqu’à présent”, M. Thibault a estimé sur Europe 1 que “plusieurs millions” de personnes défileraient.

“Ce que je remarque, c’est que ce mouvement reste très largement populaire, que la réforme reste très majoritairement contestée, et qu’il n’y a aucune loi qui peut mettre fin ou décréter la fin du combat syndical pour voir reconnaître de justes revendications”, a-t-il insisté.

Selon lui, “un des messages essentiels de la journée d’aujourd’hui consiste à s’adresser au président de la République pour lui demander de ne pas promulguer cette loi“. Mais si elle est finalement promulguée, “ça ne mettra pas fin au combat syndical”.

SOURCE: L’Humanité

Une forte mobilisation lycéenne et étudiante…

Plusieurs centaines de lycéens ont manifesté, jeudi 6 octobre, contre la réforme des retraites.

A Toulouse, plus de deux cents élèves du lycée d’enseignement professionnel Gallieni ont pour leur part bloqué une partie de la matinée l’avenue menant à leur établissement, avec des palettes et des poubelles. Ils ont établi un barrage filtrant à l’entrée du lycée, sous l’œil de policiers et de CRS et ont accroché sur les grilles de l’établissement une banderole indiquant : “La retraite à 67 ans. Pourquoi pas à 69 tant qu’à se faire baiser”.

En Basse-Normandie, à Cherbourg, cinq cents lycéens ont défilé selon la police. Des dégradations ont été constatées au lycée Millet, où des extincteurs ont été vidés et une porte abîmée, a indiqué le proviseur.

A Lisieux, trois cents à quatre cents lycéens ont organisé des barrages filtrants à la sortie d’un établissement, selon la police. A Caen, une manifestation était en cours, à la mi-journée, mais la police n’avait pas de chiffre.

Selon la police et les gendarmes, des manifestations de moindre ampleur (avec parfois des rassemblement d’une trentaine de jeunes selon les gendarmes) ont également eu lieu à Dives-sur-Mer, Vire ou Falaise. La police et les gendarmes de l’Orne n’avaient à la mi-journée pas relevé de manifestations lycéennes dans ce département, où les rassemblements de lycéens sont fréquents.

… Qui fut fortement réprimée

PAS TERRORISTES, SEULEMENT JEUNES ET COMMUNISTES

Répression
Hélène, jeune communiste lycéenne de 17 ans, a été convoquée le 4 Février 2011 avec son frère au commissariat du 99 bis cours Fauriel de St Etienne. Il s’agit de la 4ème communiste qui est convoquée à cause de son engagement pendant la mobilisation contre la réforme des retraites d’octobre dernier.

Bien que les manifestations stephanoises n’aient connu aucun débordement et que nous y ayons largement contribué en assurant la sécurité du cortège jeune avec l’aide de la CGT, nous sommes traités comme des délinquants. Nous ne sommes pas des casseurs, nous sommes des militants opposés au système en place et aux réformes de ce gouvernement. Nous n’avons fait que relayer la voix de plus de 70% des français en participants à des actions décidées dans l’unité par les travailleurs, les étudiants et les lycéens. Nous sommes responsables et nous voulons avoir le droit de nous exprimer et de manifester comme le garantissent les lois de la République. Nous dénonçons toutes ces intimidations, sachez quelles ne font que renforcer nos convictions. Ainsi, dans l’optique des poursuites éventuelles décidées envers nos camarades, nous allons constituer un comité de soutien. Nous invitons toutes les organisations à venir le rejoindre mais aussi tous les citoyens qui se sentent concernés.

SOURCE: L’huma’ + Article JC Loire

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