Anti-capitalisme

Communiqué du MJCF sur la situation au Sénégal

Sénégal: le MJCF se félicite de la mise en déroute des velléités monarchiques d’Abdoulaye Wade !

Depuis déjà des mois les jeunes du Sénégal luttent contre les reformes ultra-libérales, contre la corruption de leur gouvernement, pour le droit à l’emploi, à l’éducation gratuite et publique, pour les droits sociaux, économiques et démocratiques dans leur pays.

Cependant cette confiscation du pouvoir au profit de quelques uns a franchi un pas supplémentaire avec la réforme constitutionnelle soumise aux députés. Celle-ci malgré l’objectif affiché de “renforcer la démocratie” n’était en réalité qu’un moyen pour reconduire le chef de l’Etat au pouvoir et préparer le terrain pour la succession de son fils. Ainsi, si tous les sondages donnent au président moins de 27% des voix, la nouvelle réforme lui permettrait d’être réélu même si 75% de la population était contre. Alors que le texte en vigueur exige que le candidat obtienne plus de 50% des voix pour être élu, celui qui pourrait être voté permettrait l’élection à partir de 25% des suffrages.

Le peuple sénégalais se mobilise dans tout le pays contre ce hold-up des institutions, qui intervient après les élections municipales marquées par une défaite cuisante pour le PDS (parti gouvernemental), et par la percée spectaculaire de la coalition du Benno Siggil Senegal (rassemblant les différents partis de gauche opposés à Wade). Encore une fois ces manifestations ont été dispersées par la force.

Néanmoins, face aux protestations de la rue mais aussi de l’opposition et d’une partie de la société civile, le gouvernement sénégalais a renoncé à l’essentiel de la réforme constitutionnelle. En effet, ce jeudi 23 juin 2011, près d’un millier de manifestants se sont rendus aux abords de l’Assemblée nationale, à Dakar, pour exprimer leur opposition au projet de réforme.

Le MJCF réitère sa solidarité avec le peuple et la jeunesse du Sénégal, son soutien au PIT, à l’UJDAN et à tous ceux qui luttent pour que soit instaurée au Sénégal une réelle démocratie du peuple, par le peuple, pour le peuple. Nous félicitons et saluons aujourd’hui le mouvement populaire qui a permis de mettre en déroute les velléités monarchiques d’Abdoulaye Wade!

Nous soulignons par la même occasion qu’une réelle démocratie ne pourra voir le jour au Senegal tant que le pays restera le laboratoire d’étude des politiques néolibérales européennes et que les entreprises françaises seront détentrices de la majorité des ressources naturelles et économiques du pays.

Ensemble, en Europe comme en Afrique, nous devons continuer la lutte pour un monde de paix, de coopération entre les peuples, de démocratie et de transformation sociale.

Vive la lutte de la jeunesse et du peuple sénégalais!

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Article JC69 suite au discours de Wauquiez

Après les jeunes, les immigrés, les fonctionnaires, ce sont désormais les travailleurs précaires et les chômeurs qui sont les nouveaux boucs émissaires désignés par le gouvernement sarkozyste.

A son tour, Laurent Wauquiez, ministre des affaires européennes, s’est lancé dans une attaque démagogique répugnante contre ce qu’il appelle l’assistanat.

Il accuse les détenteurs du RSA d’être des assistés, de gagner trop et demande qu’on les oblige à travailler gratuitement au moins 5 heures par semaine au nom «des droits et des devoirs » qu’a chaque citoyen. Incroyable! Vivre avec 500, 700 euros ou à peine les 1000 euros net du SMIC, Wauquiez n’imagine même pas ce que c’est! Il devrait essayer pour voir, lui qui touche 14.000 euros par mois! En parlant de « cancer de la France », le ministre continue en fanfare, avec la droite décomplexée, la chasse entreprise sur les terres du FN afin de draguer ouvertement l’électorat d’extrême droite contre 
les « salauds de pauvres » vivant aux crochets 
de la collectivité et que l’assistance enrichit.

Par ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette charge contre les plus pauvres, ces profiteurs sans scrupules qui attendent tout de la société, arrive au moment où le gouvernement, avec la réforme de l’impôt sur la fortune adoptée cette semaine en conseil des ministres, va alléger l’impôt des plus riches. À titre indicatif, 5 000 d’entre eux vont payer 20  000 euros de moins et 1 700 autres 30 000 euros de moins soit environ 60 RSA d’économisés pour chacun d’entre eux. Pas mal.

Mais à quel niveau de fortune correspond un tel allégement de l’ISF? Plus de 16 millions d’euros, soit 30 000 RSA.

Cette polémique entreprise sur le RSA n’est pas qu’une diversion vis à vis de la réforme de l’ISF. Sa logique au service de l’idéologie capitaliste est bel et bien de remettre en cause l’idée même de prestation sociale. On rend les chômeurs responsables de leur situation, et parallèlement on envisage également de les contraindre à accepter des travaux dits d’intérêt général
qui ne seraient rien d’autre que du travail forcé. Il est d’ailleurs inadmissible que 60% des chômeurs ne soient pas indemnisés, que les minima sociaux soient si faibles, que des jeunes n’aient rien pour vivre. Les chômeurs, les jeunes, ne demandent pas la charité, des stages bidons, mais de vrais emplois! Il faut plus de moyens pour de vraies formations. Les salariés les plus précarisés ne sont pas les ennemis des smicards et des autres salariés, tout au contraire.

Il s’agit une nouvelle fois pour le patronat et la classe bourgeoise dirigeante d’opposer les travailleurs entre eux, en l’occurrence les salariés mal payés avec les salariés privés d’emploi percevant le RSA. Ils appliquent à merveille l’adage “diviser pour mieux régner”. Ce qu’ils veulent, c’est maintenir en concurrence les travailleurs, afin que les patrons puissent profiter d’une main d’œuvre bon marché et même, pourquoi pas, gratuite.

C’EST TOUS ENSEMBLE, SALARIÉS, CHÔMEURS, PRÉCAIRES, QU’IL FAUT LUTTER CONTRE LE POUVOIR CAPITALISTE !

– Qui sont réellement les assistés?

Les bourgeois : 5% détiennent plus de 80% des richesses, ils sont soutenus par le gouvernement qui enchaîne les cadeaux fiscaux : bouclier fiscal, ISF…

Les banques : l’État a bien assisté les banques lorsqu’il a injecté 300 milliards d’euros sans aucune garantie pour les sauver lors de la crise financière de 2007-2008!

Les grandes entreprises : en 2010, l’État accorde 160 milliards de subventions aux entreprises sans contrepartie. Les actionnaires du CAC 40 en ont empoché 43 milliards d’euros en dividendes!

– Revendiquer le changement par la lutte !

N’attendons pas l’élection présidentielle pour espérer un hypothétique changement de politique. C’est dans la lutte, ici et maintenant, que réside l’alternative politique dont le peuple à besoin. Nous exigeons :

L’augmentation des salaires. La revalorisation du SMIC à 1 600€ net, le chômage (total ou partiel) payé à 100%, le refus d’une retraite au delà de 60 ans et inférieure au SMIC.

Le blocage des prix. Bloquer les prix de l’énergie (gaz, électricité, essence) des loyers, des transports et des produits de première nécessité.

À travers ses crises successives, qu’elles soient économiques ou écologiques, le capitalisme nous montre qu’il engendre injustices et inégalités. Il nous faut donc mettre en place une société plus juste qui permette son dépassement !

-> ENSEMBLE, CONSTRUISONS LE SOCIALISME DU XXIème SIECLE!

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Communiqué du MJCF sur la situation en Grèce

Grèce: lorsque les dirigeants européens assassinent un peuple pour payer les banquiers.

Dans la nuit du 21 avril 1967, le bruit des bottes résonne dans Athènes, le même bruit que les 40 000 manifestants ont entendu hier lors de la 3ème grève générale de l’année et qui a causé 46 blessés. La Grèce qui hier tombait sous le joug de la dictature des colonels, avec l’appui des Etats-Unis, continuera-t-elle de se soumettre aujourd’hui aux diktats des marchés financiers appuyés par l’Union Européenne et le FMI?

Rien n’est plus sûr, car alors que depuis des mois le peuples grec se mobilise contre les plans d’austérités, le gouvernement social démocrate de Georges Papandréou décidait quant à lui hier de négocier avec la droite un remaniement ministériel lui permettant un consensus autour du nouveau plan d’austérité de 6 milliards d’euros, sous formes de privatisations, et de hausse des taxations des plus pauvres.

Il est vrai que le “remède” paye: moins 4,5% de croissance en 2010, alors que le chômage s’envole à 15,9% au premier semestre 2011 et pourrait atteindre les 22% en 2012, sans parler de la baisse des salaires et des pensions. Les plus touchés sont encore une fois les jeunes avec 30,9% de chômage au premier semestre contre 24,2% il y a un an, à se demander qui ce “plan de sauvetage” compte bien sauver! A force de sacrifier des générations entières, c’est tout un pays et un peuple qu’on assassine sur l’autel du capitalisme!

Face à la pression populaire, certains députés du PASOK (le parti social-démocrate actuellement au pouvoir) ont préféré quitter le navire en train de couler. Après le Portugal c’est au tour de la Grèce de connaître une crise politique sans précédent. Car malgré le retournement de veste d’hier soir (Papandréou annonçant que finalement il ne quitterait pas son poste), c’est bien l’ensemble d’une politique qui est remise en cause: celle qui consiste à faire payer au peuple une crise qui n’est pas la sienne.

Comme le rappelait le PAME (Front militant unitaire des travailleurs, proche du Parti Communiste Grec KKE) dans son appel à la grève du 15 juin:

“Il existe une solution dans les intérêts du peuple. C’est la voie du conflit avec les monopoles et l’Union européenne pour une économie et un pouvoir qui répondent aux besoins du peuple et non aux besoins des groupes monopolistes.”

Le Mouvement Jeunes Communistes de France exprime de nouveau sa solidarité avec le peuple grec dans sa lutte contre les politiques réactionnaires imposées par ses gouvernants aux ordres du FMI et de l’UE. Le peuple grec demande “le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison.”

Ces politiques au service du grand patronat et de la finance nous les connaissons partout en Europe. C’est pour cela que partout en Europe la mobilisation doit s’intensifier! Nous devons refuser que le peuple paye la crise des capitalistes!

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Le parti communiste de Chypre, AKEL, progresse aux législatives

A Chypre, pays divisé depuis 1974 après le coup d’Etat soutenu par la junte militaire grecque suivie d’une invasion militaire de la partie nord par l’armée turque, avaient lieu ce dimanche 22 mai les élections au Parlement. Pour le parti communiste chypriote, AKEL, qui gouverne le pays à la tête d’une coalition et dont est issu le Président de la République Dimitris Christofias, la bataille s’annonçait difficile. De nombreux observateurs prévoyaient une lourde défaite pour le parti du président. Hors, il n’en a rien été, puisque l’AKEL a même enregistré une progression.

Avec 32,67% des suffrages, les communistes enregistrent une progression de 1,36% par rapport aux dernières élections législatives de 2006 et gagnent un siège à la chambre des représentants passant de 18 à 19 députés.

Ces résultats montrent que la politique menée par le président Dimitris Chritofias, en faveur de la réunification et de la justice sociale, bénéficie d’un fort soutien dans la population. Malgré les attaques incessantes des conservateurs du parti DISY, qui réalise 34,28% des suffrages, contre la politique du président, fragilisant ainsi le processus de paix, auxquelles se sont jointes les attaques des sociaux-démocrates du parti EDEK, qui avaient quitté la coalition gouvernementale il y a plus d’un an et qui enregistrent même un léger recul avec 8,93%, l’AKEL sort renforcer de ces élections. C’est donc un encouragement au président Dimitris Chritofias et à son gouvernement, qui n’ont jamais cessé leurs efforts pour parvenir à une réunification du pays sous une forme fédérale, à continuer.

Le Mouvement des Jeunes Communistes de France exprime toutes ses félicitations au parti communiste de Chypre, AKEL, ainsi qu’à l’ensemble du mouvement populaire qui l’entoure et en particulier à nos camarades de l’organisation de jeunesse EDON.

Nous leur renouvelons notre plein soutien dans leur lutte pour la réunification, la paix et la justice sociale à Chypre.

Le Mouvement des Jeunes Communistes de France

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Sans DSK, Sarkozy se voit maître du monde.

Notre candidat s’impatiente. Nicolas Sarkozy aimerait qu’on reconnaisse au plus vite qu’il est le seul présidentiable valable de cette compétition pour 2012. En Libye, l’OTAN passe à une nouvelle étape, hélicoptère à l’appui. A Paris Sarkozy est excessivement lyrique à l’égard de son micro-G8 sur l’avenir d’Internet. Ses conseillers élyséens l’ont mal prévenus. Internet existe sans lui. Mieux, ce G8 du Web ne traitera pas de la seule innovation majeure du Web, la progression des libertés.

Pressé en Libye ?
En Libye, Nicolas Sarkozy a besoin d’une victoire rapide. Son opposant DSK étant tombé, il faut creuser l’avantage international, faire oublier les cafouillages, neutraliser les critiques sur la Françafrique, la diplomatie atomique, les ratages du printemps arabe. Des hélicoptères Tigre ont été dépêchés sur le théâtre des opérations. Mardi 24 mai, les forces franco-britanniques ontlourdement bombardé Tripoli.
En Syrie, l’Union européenne s’est décidée à des sanctions. Combien de morts faut-il pour l’Europe se bouge ? Lundi 23 mai, les Etats membres de l’UE ont décidé d’interdire de visa et de geler les avoirs du président syrien Bachar Al-Assad, ainsi que de neuf autres personnalités proches du régime.

Museler internet ?
A Paris, Nicolas Sarkozy a organisé son « e-G8 ». Kessako ? Finalement, pas grand chose. Un rassemblement de quelques représentants du G8, complété de personnalités du monde de l’internet ou des médias, le tout placé sous le signe du business sur internet et accueilli dans le jardin des Tuileries, à Paris, au frais de la Sarkofrance.
Pas question, pour Sarkozy, de parler d’Internet vecteur de liberté. Le printemps arabe, agité par Facebook et les réseaux sociaux, date d’il y a quelques semaines à peine, mais le Monarque français ne veut pas se brouiller avec le grand Chinois. Le coup de communication numérique du candidat Sarkozy a fait choux blanc.

«Les rêves d’hier sont devenus réalités et l’univers des possibles s’agrandit chaque jour devant nous.» Cette phrase d’introduction du e-G8 par Sarkozy ce mardi a bien fait rire. On se serait cru en Chine pendant la révolution culturelle, la violence en moins. Le Monarque s’y croyait, maître du monde, incontesté.
Le narcissisme violent, l’autosatisfaction exagérée qui transparaissent dans ses formules furent proprement hallucinantes : « Aussi, c’est en formant les vœux que Paris devienne pour quelques jours la capitale de l’Internet que j’ai souhaité vous réunir, ici, aujourd’hui, à la veille du G8. » Ou encore: « Ce moment est important car c’est à ma connaissance la première fois, que l’ensemble de ceux qui ont contribué par leur talent et par leur ingéniosité à changer le monde, je devrai dire, à nous faire changer de monde, sont réunis en un seul et même lieu.»

Notre « Très Grand Homme » évoqua « l’émergence d’une nouvelle forme de civilisation », une « véritable dimension historique ». Il remercia les participants d’avoir « changé jusqu’à la perception de l’Histoire », « bouleversé les fondements même de l’économie mondiale », «changé la notion même de connaissance ». Evidemment, il souffla le chaud et le froid. Sarkozy, il faut le comprendre, a la conviction facile. Sur internet, il lui était hors de question d’endosser la liberté d’un réseau qui puisse perturber la gouvernance des Etats. « Nous avons besoin d’entendre vos aspirations, vos besoins. Vous avez besoin d’entendre nos limites, nos lignes rouges.»

Licencier des chômeurs ?
Moins lyrique mais plus concret, le directeur de pôle emploi a rebondi sur les déclarations du ministre Guéant de dimanche dernier. Grâce à différents contrôles tels un refus d’emploi, un refus de formation ou un refus de deux offres raisonnables d’emploi, (c’est-à-dire une offre qui se situe dans un périmètre de 30 km autour du domicile et correspond globalement à ses qualifications, ndlr), il s’est félicité, lundi, que son agence radie chaque mois « environ 2.000 » chômeurs.
On est content pour lui. Moins d’un chômeur sur deux est indemnisé par pôle emploi. Et l’UNEDIC prévoit de rétablir partiellement ses comptes d’ici la fin de l’année. Non pas parce que le manque d’emploi régresse, mais en raison d’une progression espérée du travail partiel ou des formations aidées.

Masquer les affaires ?
Lundi, on a appris que l’un des ministres de Sarkofrance, George Tron, ancien villepiniste débauché par le Monarque élyséen pour affaiblir son rival Dominique de Villepin, faisait l’objet d’une plainte pour harcèlement sexuel. Les langues se délient. Il manque l’Elysée.

Christine Lagarde est la favorite européenne pour succéder à Dominique Strauss-Kahn. La ministre de l’Economie semble peu affectée par ses déboires dans l’affaire Tapie. Mais voici que Mediapart ajoute deux autre dossiers au passif de la ministre : « la cour de justice de la République (CJR) a décidé de se pencher s’agissant du rôle de la ministre de l’économie et des finances, deux autres dossiers impliquant directement Mme Lagarde sont pendants devant la justice, selon des documents et témoignages recueillis par Mediapart.» Dans l’une des deux affaires, la ministre est accusée par une ancienne collaboratrice, chargée de mission de communication à Bercy, de « détournement de pouvoir » pour un licenciement qu’elle juge politique. L’autre affaire engage la cour de justice de la République, car la ministre Lagarde a stoppé, en octobre 2009, une enquête des services de son ministère « susceptible de mettre en cause la Bourse de Paris.»

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Une situation déplorable en Grèce

Les mouvements de contestation contre les élites européennes prennent de l’ampleur, notammentdans les pays mis sous tutelle par la “troïka” : Commission européenne, Fonds monétaireinternational et Banque centrale européenne. La classe ouvrière de ces pays réalise chaque jourdavantage la perversité de ce “plan de sauvetage” qui, comme par hasard, conduit à une misèreencore plus grande et renforce l’emprise des classes privilégiées sur la société. Un beau défi pour lavéritable gauche européenne !
En Grèce, il devient de plus en plus évident que, malgré les mesures d’austérité imposées aux plusdéfavorisés, il nous sera impossible de rembourser la dette extérieure du pays. Elle était de 127 % duPIB l’an dernier et, selon la Commission européenne, elle devrait atteindre 156 % en 2012. Il est doncévident qu’une certaine forme de faillite a bien été prévue par ce fameux plan de rigueur. Une faillitequi poursuit un double objectif : paupériser un peu plus les classes populaires afin de minimiser lespertes des détenteurs d’obligations, tout en imposant un nouvel ordre néolibéral. Car, lorsqu’onparle de “restructuration de la dette”, on entend faillite encadrée et on revient de fait aux “quatrelibertés” du traité de Maastricht (voté par notre ami jean luc et le synaspysmos) : libéralisation descapitaux, du marché du travail, des biens et des services.
Le dilemme auquel sont confrontées les classes laborieuses n’est pas “la faillite ou le sauvetage”,comme ces voyous du Pasok [le PS grec] arguent à tort, mais à une faillite contrôlée et imposée parune élite internationale et locale dans des conditions qui finiront par obliger les classes inférieures àpayer la dette.

kke

(Témoignage de Hélène T. Française résidente en Grèce)

Mourir à 30 ans

Des manifestations ont eu lieu hier suite aux incidents, ayant eu lieu lors de la manifestation généraledu 11 mai (un homme de 30 ans battu par des policiers qui est maintenant dans le coma).
Dans la période de crise économique mondiale, la Grèce est une des plus grandes victimes avec ungouvernement qui ne protège pas les droits des travailleurs face à la « volonté » du FMI et de l’unioneuropéenne.
Depuis l’année dernière, la Grèce a pu voir se dessiner de profonds changements socio-économiquesqui touchent le pays. On pourrait les résumer par la baisse des salaires et une augmentation du prix
de la vie quotidienne (par exemple lait, essence, ticket de bus…).
La réaction du peuple grec face à ces événements pourrait s’appréhender sous deux visages.
D’un côté, on attendait des mouvements sociaux et des manifestations plus intenses et régulières,mais le gouvernement avec un système répressif et des discours portant sur la peur à réussi à freinerla population et ses réactions. Les médias aidant à la propagation de cette idéologie sur tout le pays.Cependant, on remarque l’émergence du parti d’extrême droite qui gagne (comme en France) deplus en plus de voix. D’ailleurs, on peut se demander si dorénavant être « fasciste » en Grèce neserait plus perçu comme si honteux que cela mais serait vu comme un devoir, celui de « protéger » sapatrie et ses «compatriotes».
Mais d’un autre côté, l’indignation, le ras le bol du peuple s’affiche dans la rue à chaque occasionpossible, et on peut noter de nouveaux mouvements sociaux comme « den plironw » qui s’opposaitau paiement des péages et des transports en commun. Aussi, la solidarité avec la grève de la faimde 300 immigrés, et encore un exemple qui prouve que les liens qui unissent le peuple sont toujoursexistants. Mais, il est vrai que même les mouvements dans les universités, généralement un peu lecœur des mouvements, n’est plus si intenses pour le moment, que les dernières années. D’autrepart, dans les dernières grèves, on remarque que les travailleurs et les ouvriers organisent seulsleurs rassemblements parce qu’ils considèrent que les syndicats ne les représentent pas assez, qu’ilsseraient trop proches du gouvernement.
On a donc deux grandes tendances qui règnent sur le pays, l’une que l’on pourrait qualifierde « replis sur soi » dû à la peur de la crise économique qui expliquerait peut-être la montée du partid’extrême droite. L’autre tendance serait la poursuite des solidarités et des mouvements sociauxtant bien que mal face à un gouvernement qui ne fait pas preuve d’écoute voir même de répressionet semble totalement extérieur aux réactions et appels de son peuple.

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Conférence-débat: « Le monde de la Justice en crise »


MARDI 10 MAI 2011 A 18H
AMPHI D01 SUR LE SITE TREFILERIE

Suite à l’affaire Laëtitia Perrais, Nicolas Sarkozy a pointé du doigt les magistratsde Nantes lors d’un discours à Orléans. S’en suit une mobilisation d’une ampleur sans précédent dans le milieu judiciaire, révélateur d’un « ras-le-bol » général. Magistrats, greffiers, avocats et fonctionnaires des services judiciaires ont lancé le 20 septembre 2010 leur grève du zèle pour dénoncer le manque de moyens et le système menacé d’asphyxie. Puis, ce sont les services pénitentiaires d’insertion et de probation qui deviennent les nouveaux « boucs émissaires »,. Aujourd’hui, le combat continue. Tous entendent rester solidaires.

-M.Lacroix, magistrat, actif au sein du Syndicat de la Magistrature

-M.Brun, fonctionnaire pénitencier, actif au sein de la CGT

-Un travailleur social, membre de la CGT

Ils interviendront notamment sur le manque criant des moyens financiers ethumains du monde judiciaire.Ils évoqueront la pénalisation constante des comportements individuels devenue alarmante.Aussi, ils aborderont les conséquences désastreuses d’une telle politique responsable de la crise actuelle du monde de la Justice.
L’instrumentalisation de la justice par l’exécutif, la répression comme seule réponseà la délinquance, la dégradation des conditions de travail sont préjudiciables à chacun d’entre nous. Nous sommes tous concernés.

UEC42, Cellule Droit

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Sarkozy dans sa bulle

On a rapidement commenté, même à droite, l’esprit de cour qui règne à l’Elysée. A l’approche du scrutin, la multiplication des confidences d’anciens proches ou de proches témoins sur le comportement du Monarque accrédite l’hypothèse.

Nicolas Sarkozy a beau multiplier les déplacements de terrains depuis bientôt 18 mois, il reste dans sa bulle.

Dans sa bulle
Nous sommes à 355 jours du premier tour du scrutin présidentiel. La « chasse aux parrainages est ouverte », rappelait le Journal du Dimanche. Pour les petits candidats, cela devrait être assez facile. On imagine que le parti présidentiel donnera des consignes à ses élus (parlementaires, maires, conseillers généraux et régionaux, et députés européens) pour faciliter les candidatures à gauche. Et que le Parti socialiste fera de même pour favoriser l’éparpillement politique à droite. Un partout la balle au centre.

Les ouvrages politiques se succèdent, et se ressemblent. Après les « off » des deux patrons de l’hebdomadaire Marianne, les « in » d’un ancien ponte du Figaro récemment débarqué de France Télévision, voici quelques coulisses d’un ancien ministre. Hervé Morin, qui se croyait un destin à la Napoléon centriste après avoir quitté le gouvernement, s’est fait griller la politesse présidentielle par un Borloo. Le voici qui sort un livre. Déjà une confidence, un propos de François Fillon sur le Monarque :

«Le Président a tellement perdu le sens des réalités qu’il en a oublié que ceux qui sont admis le long des barricades de l’avenue des Champs-Élysées ont été filtrés »

De tous ces livres on ne retient qu’une chose : fidèles ou critiques, ces observateurs de l’intérieur nous dépeignent tous un Nicolas Sarkozy dans sa bulle. Le Président des Riches est ailleurs, hors de France, dans un cercle courtisan et déconnecté de la réalité de nos concitoyens.

On attend les réflexions de Michèle Alliot-Marie, débarquée de l’équipe Sarkozy en février dernier et surtout celle d’Eric Woerth. L’ancien ministre du Budget puis des Retraites, lâché en rase campagne en novembre 2010, aurait beaucoup à raconter. On imagine bien qu’il gardera le plus grave pour lui-même. Son procès, s’il a lieu, n’est pas encore calé.

Buter un dictateur
En Libye, samedi soir, une attaque aérienne de l’OTAN a tué le plus médiatique des fils Kadhafi, Saïf. Même si l’OTAN a nié avoir visé la famille Kadhafi, il semble bel et bien que l’élimination du dictateur soit devenue l’une des priorités du moment.

En représailles, l’armée libyenne a attaqué quelques ambassades étrangères à Tripoli. Rien que cela !

En France, aucune réaction. Il fallu attendre lundi, et la nouvelle de la mort d’Oussama Ben Laden, pour entendre Alain Juppé s’en tenir à la version de l’oTAN. On a tué par erreur. Evidemment.

Béat devant de le pape
Nicolas et Carla regardaient sans doute les cérémonies de béatification de Jean-Paul II à Rome. Le Monarque français avait d’ailleurs adressé un courrier à l’actuel pape, louant « le souvenir de cette personnalité hors du commun » qui « a non seulement marqué les esprits par l’intensité de sa foi, mais aussi par le rôle majeur qu’il aura joué dans l’histoire » et « a contribué à renverser le monde né de la guerre froide et à façonner le siècle qui est le nôtre». Il a même envoyé son premier ministre Fillon. On est surpris.

Oubliant ses devoirs laïcs, le président français s’est emporté :

« C’est en souvenir de ce lien étroit, presque privilégié, entre le pape Jean-Paul II et la France que je tenais, Très Saint-Père, à vous exprimer, en mon nom et en celui de mes compatriotes, l’attachement que nous lui portons au moment où l’Église catholique s’apprête à l’élever à l’honneur de ses autels. »

Recycler un bankster
En Europe, le président de la Banque Centrale va changer. Nicolas Sarkozy appuie la nomination de l’Italien Marco Draghi, un ancien cadre de … Goldman Sachs. Souvenez-vous, en septembre 2008 puis au printemps 2010, cette banque d’affaire était accusée des pires maux. Contre Lehman Brothers, disparue le 15 septembre, Goldman Sachs a été suspectée d’avoir eu la peau de sa grande rivale grâce à des complicités haut placées dans l’administration américaine. Avec la Grèce, dont elle conseillait le placement de la dette, elle a travaillé à truquer les comptes publics, notamment d’endettement, du pays. A tel point que le pays a failli sombrer en avril 2010, et la zone euro avec lui, quand la supercherie fut dévoilé

Le sieur Draghi fut, entre 2002 et 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs. C’est-à-dire au premier plan. Ce ne serait pas la première fois qu’un ancien bankster, complice des arnaques boursières de la dernière décennie, se recycle au sommet des autorités publiques. Aux Etats-Unis, les administrations Bush puis Obama ont montré une grave légèreté en la matière.

Depuis septembre 2008, Nicolas Sarkozy s’est pourtant fait le chantre de la moralisation du capitalisme. Combien de fois a-t-il attaqué ces banquiers-voyous ? Combien de fois est-il monté sur des tribunes internationales pour jouer au moralisateur gauchiste de bon aloi ? Le voir adouber et soutenir, quasiment avec gourmandise, la candidature de Marco Draghi à quelque chose d’indécent ou de cynique.

Au choix.

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Obscurantisme économique, écrit par Marie, camarade étudiante en économie.

L’économie reste aujourd’hui un domaine qui conduit à peu de débats publics et de discussions. Il reste réservé aux techniciens et experts.
Cette mise à l’écart des questions économiques de l’affaire publique semble inappropriée à un système où le marché tire les ficelles de la politique. Mise à l’écart qui ne relève pas d’un dédain des médias ni d’un désintérêt de l’opinion public. L’explication se résume par TINA : There Is No Alternative (il n’y a pas d’alternative). Ce slogan souvent assimilé à Margaret Thatcher, proclame le capitalisme et la mondialisation comme seules formes de société possibles, bénéfiques et viables pour notre monde.
Plusieurs écoles avaient entrepris cette propagande, les régimes qui y sont associés n’en sont que l’application tardive (dans les pays développés et en France avec l’UMP). La première à exposer ses travaux est l’école dite néo-classique apparue dans les années 1870 suite à la révolution marginaliste. Cette découverte économique ouvre le pas à une vision qui exclue tout apport de l’homme (en tant que travailleur) dans le phénomène économique. Trois auteurs développent simultanément le concept de marginalisme en Europe : Jevons en Angleterre, Walras en France et Menge en Autriche. Elaborée dans la même période que la publication du Capital de Marx, elle n’a connu du succès qu’avec la Révolution Industrielle, c’est-à-dire avec la naissance de la bourgeoisie.
Une fois cette dernière au pouvoir, elle a voulu détourner l’attention d’un élément gênant et dangereux à son égard : le mouvement ouvrier, en tant que principale opposition à l’établissement du libéralisme. Une perte de conscience s’est donc opérée. On suppose que les travailleurs n’ont pas de rôle (ou du moins qu’il est accessoire) dans la création de richesse, soit dans le pouvoir économique, pour qu’ils n’aient plus de légitimité à réclamer le fruit de leur activité. On entend par là la propriété des valeurs mises sur le marché, l’accumulation du capital, les profits, etc.
Cette pensée s’est imposée par la transformation du travailleur en consommateur. Le but étant de détruire toute approche collective du fait économique et de rendre une vision éclatée portée par des comportements individualistes (de consommateur). Ceci illustre en fait la perte de conscience de classe. La classe des travailleurs disparaît donc avec les syndicats. Cette disparition est orchestrée par la doctrine libérale cherchant à écarter les principaux obstacles à la pérennité de son économie.
Aujourd’hui cette propagande économique passe par des organismes qui détiennent les politiques des pays acteurs du marché. On peut citer un des plus puissants qu’est l’OCDE (Organisme de Coopération et de Développement Economique). Ce bureau d’étude arrive à imposer aux médias, aux politiques et aux débats publics son idéologie par le biais de rapports prévisionnels, mises en garde et recommandations. L’OCDE n’a rien d’une institution internationale de droit public dans le sens où elle ne rend de compte à personne sans se priver de façonner le paysage politique à l’ultralibéralisme. La publication de Cahiers de politique économique par l’OCDE, dont la source est TINA, expose ouvertement sa guerre menée contre le syndicalisme (toujours à des fins économiques). L’OCDE n’est pas la seule structure à remplir cette fonction de propagande et de pression. Il est assisté par le FMI sous la coupe du consensus de Washington, ainsi que la Banque Centrale européenne et la Commission européenne.
Nos gouvernements, sous l’influence de ces fabricants d’idéologie, nous écartent de plus en plus de notre propre rôle dans le cheminement de l’économie. Le citoyen moyen, n’a aucune information sur le fonctionnement complexe de l’économie. Il n’a ainsi aucun pouvoir de décision quant à sa condition de consommateur et d’autant moins de travailleur. Ce système dans lequel une élite détient les connaissances et a ainsi la capacité de dominer l’ordre social par le marché, n’est autre qu’une oligarchie ayant pour terrain d’action le circuit économique. De plus, le poids de ces organismes dans l’organisation de nos sociétés modernes amplifie la démoralisation de l’économie même dans des pays qui étaient emprunts de nombreux acquis sociaux, comme la France.


Ne nous contentons pas du discours “libéralisme = moins mauvais système”,

un autre monde est possible ; luttons!

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Libye : le coût de la guerre

Par Emmanuel Cugny, sur France Info.

Lybie

La guerre en Libye… la France est engagée aux côtés de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. La guerre a toujours un coût… que peut-on dire à ce sujet pour la France ?

Il est encore trop tôt pour dire combien cela coûtera au final puisqu’on ne connaît pas la durée exacte de l’opération. Je vais simplement vous donner quelques chiffres qui montrent l’ampleur des sommes en jeu… ce sont des chiffres à relativiser, je vous dirai pourquoi ensuite. Prenez un carnet et un crayon, on y va : le coût d’une heure de vol d’un Rafale est de 40.000 euros (pour les autres avions, il faut compter en moyenne 15 à 30.000 euros de l’heure). Le porte-avions Charles de Gaulle : 50.000 euros l’heure d’intervention ; un sous-marin : environ 10.000 euros. A quoi il faut ajouter, bien sûr, missiles et munitions. Pour donner une idée, et je vous laisserai faire le calcul : en trois jours, les avions français ont déjà effectué un total de 55 sorties et 400 heures de vol. Attention : c’est le coût d’utilisation normal des appareils et non le surcoût engagé par la guerre. En clair, que ces moyens soient déployés ou pas, ils coûtent autant, la seule variable d’ajustement est le carburant. Ces coûts rentrent dans le cadre du budget de fonctionnement du ministère de la Défense… pour 2011, ce budget s’élève à 31 milliards d’euros.

Mais on ne peut pas exclure un dépassement de ces budgets si la guerre dure plus longtemps que prévu ?

C’est vrai… si je peux vous rassurer, la France ne possède pas de Tomahawk, ces missiles de croisière américains dont le prix unitaire atteint… : 650.000 dollars !!! Songez qu’au cours du week-end dernier, les forces américaines en ont lancé pas moins de… 112 sur la Libye. Pour revenir à la France, s’il y a enlisement du conflit et dépassement de budget, l’Etat procède par rallonges budgétaires qui passent par voie parlementaire et mouillent la majorité comme l’opposition. Et il vaut mieux car, en cas de dépassement, on peut vite monter à plusieurs milliards d’euros… autant qu’il y ait consensus entre les représentants de la Nation.

Peut-on comparer l’opération libyenne avec d’autres opérations à laquelle la France a participé ?

Aucun conflit n’est comparable. Si l’on se réfère au Kosovo, en 1999… les frappes aériennes avaient duré près de 80 jours et la France avait porté environ 10% de l’effort de la coalition. 48 sorties par jour à l’époque… la question est de savoir si, sans rallonge budgétaire, les forces françaises pourront faire autant en Libye.

Qui plus est, en période de réduction de déficit budgétaire !

En raisonnant froidement, on pourrait dire que consacrer une partie des deniers publics pour alimenter l’effort de guerre soutient le secteur industriel et l’emploi… sujet polémique mais bien réel ! Et puis, n’est-ce pas une occasion pour l’avion de combat Rafale fabriqué par Dassault de montrer à de potentiels clients internationaux ce qu’il sait faire ? L’une des principales questions est de savoir si l’on peut, dans l’état actuel des finances de la France, se permettre d’augmenter le déficit budgétaire pour faire la guerre. Le choix politique a été fait… il faudra en tirer les conclusions le moment venu si l’offensive en Libye est plus longue que prévu… d’autant que nos soldats sont déjà engagés pour des missions de sécurité en Afghanistan, dans les Balkans, en Côte d’Ivoire ou en Somalie. Pour la seule année 2010, cet engagement dans les opérations extérieures a coûté 900 millions d’euros.

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